Evasion au coeur du lac Verdet.
Trois semaines auparavant en Mai exactement nous voulions nous rendre au lac Verdet.
Mais la quantité de neige nous avait fait abdiquer.
Voir Ici : /2026/05/entre-silence-et-altitude.html
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Juin est arrivé. Notre envie de revoir ce lac était toujours là !
Le départ se fait vers 2400 mètres d'altitude.
Cadre avec alpages, sommets minéraux et vues dégagées.
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A cet étage; ce sont des rochers, des éboulis, une herbe rase et une ambiance de steppe.
Pour se rendre au lac le dénivelé est faible, la marche facile.
Le "hic" a été de nombreux névés. Nous avons fait notre possible pour les contourner. Parfois il fallait les traverser.
La neige d'un névé est plus compacte et plus dense que la neige fraîche.
Elle a subi plusieurs cycles de fonte et de regel.
Le matin leur surface peut-être très dure et glissante.
Les bâtons sécurisent bien.
A 2503 mètres d'altitude le lac Verdet est superbe.
Un décor très minéral et sauvage.
La grenouille Rousse :
C'est la seule grenouille couramment rencontrée dans les lacs d'altitude dans ce secteur des Alpes.
Elle peut se reproduire dans des lacs à plus de 2500 m d'altitude.
Les oeufs sont déposés en amas gélatineux flottant près de la surface, où ils bénéficient d'un maximum d'ensoleillement.
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Une fois le tour du lac fait.
Quelques photos prises.
Un p'tit encas pour reprendre des forces !
Nous nous sommes dirigés vers le Pas de Touréis (sorte de selle rouge) permettant le passage sur d'autres massifs.
La montée n'est pas si longue mais elle est costaude !
A 2674 mètres d'altitude nous y sommes.
Nous avons la vue sur Ventebrun et Chevalier.
Ce sont deux massifs où les rencontres avec les bouquetins sont fréquentes.
Notre intention première était justement de poursuivre.
Mais les plaques à vent étaient là, particulièrement dangereuses.
Le danger est souvent invisible, mais la plaque peut se rompre brutalement sous le poids d'une personne.
Alors la prudence nous a dit de ne pas continuer !
Nous retrouverons les bouquetins ultérieurement.
Du haut du Pas de Touréis la vue plongeante sur le lac Verdet.
En haut, notre seule rencontre un couple charmant venant de Zürich.
Nous avons pu immortaliser chacun à notre tour cette montée.
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Puis la descente.
C'est la vraie difficulté qui commence notamment dans ces conditions.
En montée l'effort est cardio vasculaire. On gère son rythme, on s'arrête facilement.
A la descente, il y a la fatigue accumulée.
Le contrôle est plus technique. Ce sont les genoux et les chevilles qui encaissent
Là, encore les bâtons sont indispensables.
Les Algues des neiges.
On observe ce phénomène dans les Alpes à haute altitude ou dans les régions polaires.
Au printemps la neige en fondant se colore de rose, rouge ou orangé.
Les cellules de ces algues microscopiques produisent un pigment qui va les protéger du rayonnement solaire intense.
Pause repas sur les rochers bordant ce lac sans nom.
Moment de sérénité dans un calme absolu.
Se déchausser après plusieurs heures de marche est fort agréable.
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"La vigie"
Puis nous prendrons le chemin du retour.
La vue sur les hauts massifs est magnifique.
Ubaye. Le 6 Juin 2026
"Le lac Verdet murmure la sérénité à ceux qui savent l'écouter".
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