Le Poil
Le village du Poil, n'est pas très loin de chez nous à vol d'oiseaux.
Situé à 1250 m d'altitude dans un des lieux les plus isolés des Alpes de Haute Provence.
Route de montagne très étroite (mais goudronnée) sur au moins 12 kilomètres.
Endroit reculé et pittoresque qui surplombe des ravins vertigineux.
Puis piste de terre avec trous et bosses sur au moins 5 kilomètres.
Etant donné la complexité à s'y rendre nous n'y allons pas souvent.
Journée de Janvier très ensoleillée mais froide.
Au coeur d'un environnement préservé et sauvage, des petits chemins à l'époque reliaient des dizaines de villages et hameaux encore habités il y a moins d'un siècle.
Aujourd'hui, tous sont désertés.
La commune du Poil a compté dans les années 1850 jusqu'à 350 habitants.
Puis elle s'est peu à peu vidée notamment à cause de l'exode rural causé par des conditions de vie devenues très difficiles entre les deux guerres.
Dans les années 1970, un parisien (Philippe Cougnot) séduit par la beauté des lieux entreprit avec une association de restaurer le village.
Féru de Bouddhisme il repose aujourd'hui au Poil.
Des passionnés se battent pour redonner vie à ce village.
Chaque été une dizaine de bénévoles viennent restaurer les bâtiments.
Ils participent aussi à la récolte de lavande fine, transformée en huile essentielle.
Puis vendue aux grands parfumeurs, cette activité contribue en partie aux financements des travaux.
Avant d'arriver au village on devine les emplacements des anciennes fermes.
Village au bout du bout.
L'association a entreprit de remettre de l'eau à la fontaine, de rebâtir l'ancienne mairie, l'ancienne école et recommencer la reconstruction de l'église.
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Parcelles bien entretenues pour les potagers.
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Le Poil est accroché au flan de son piton rocheux.
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En 1930
Aucune route carrossable n'existait.
C'est à pied ou encore à dos de mulet que l'on se déplaçait.
Il n'y avait ni eau courante, ni électricité.
Les habitants vivaient en autarcie une bonne partie de l'année.
L'agriculture : céréales et légumes. Elevages de moutons, chèvres et volailles.
Cueillette de champignons et de petits fruits sauvages. Ils complétaient par l'apiculture et un peu de vigne pour faire leur vin.
Le son clair de la fontaine qui coule en permanence donne de la vie.
Centre de la vie communautaire.
Elle servait à abreuver la population et les animaux.
Elle était le lavoir et arrosait les cultures.
L'église Saint Laurent du Poil. (datant de 1056)
Après deux décennies, elle retrouve une deuxième jeunesse.
Le cimetière.
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Celui qui aime l'authentique, la nature et le silence pourrait bien trouver que ce village ressemble au bonheur.
Fonts Baptismaux.
Maison de l'écrivain Albert Cotte.
Il a raconté sa vie simple et épuisante dans 2 ouvrages.
(La vie de ceux d'avant) ( Souvenirs d'un simple paysan de la Vallée de l'Asse)
Janvier 2026
A chaque fois, la république nous a fauché nos hommes comme on fauche les blés.
C'était un travail propre .... mais nos ventres, notre terre à nous les femmes n'ont plus donné de récolte.
A tant faucher les hommes, c'est la semence qui a manqué.
"L'homme semence"
(Violette Ailhaud 1835 - 1915 née au Poil relate un magnifique récit de ce village oublié)
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