Le Pas de Touréis 1#2
Mi-Octobre.
Un anticyclone puissant nous offre de belles journées ensoleillées.
Nous partons de très bon matin de chez-nous alors que la nuit est encore là, direction L'Ubaye.
Le chemin en voiture se fait dans l'ombre.
Coincés entre les montagnes il faut du temps au soleil pour nous réchauffer de ses rayons.
Il est là tout au bout et nous attend !
En contre bas, coule la rivière Ubaye, qui a donné son nom à la vallée.
En prenant de l'altitude, le soleil règne en maitre.
Nous sommes ici au Lac Verdet à 2503 m.
Aucune rencontre sur notre chemin.
Ce lieu généralement très habité par des clans de marmottes est vide.
Toutes sont parties en hibernation.
Les pelouses alpines sont cuivrées par la sécheresse de l'été, puis par les premiers froids.
Nous sommes à l'étage Alpin. A ce niveau il n'y a aucun arbre.
Nous contournons le lac Verdet pour aller encore plus haut.
Une étroite sente pentue permet d'atteindre le Pas de Touréis.
Arrivée au Pas de Touréis à 2674 m
Sorte de selle rouge très caractéristique permettant le passage.
En contrebas le lac Verdet.
Heureuse de mon ascension.
En arrière plan un autre relief.
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Non , nous ne sommes pas en Patagonie ... mais dans les Alpes de Haute Provence !
De vastes étendues. Magnifique panorama.
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Ici, au "Royaume des bouquetins"
Le premier que nous avons pu observer. Un gros, très gros mâle.
Le Chevalier , 2886 m
Une harde de bouquetins.
Nous avons pu continuer sur une sente qui demandait de l'attention.
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Animaux placides, réputés pour leur agilité à sauter entre les saillies rocheuses.
Ils sont massifs campés sur des pattes robustes munies de sabots très adhérents à la roche.
Sa distance d'approche est de 10 à 20 mètres.
Les rencontres sont impressionnantes mais gratifiantes.
Contrairement aux chamois très craintifs ils savent nous donner le temps de les observer et faire quelques photos.
Les bouquetins ne sont pas chassables en France. Ils sont confiants se sachant invincibles.
C'est la crapahute dans les rochers qui demande des efforts et de la concentration.
A cette altitude la neige est attendue d'un moment à l'autre.
Les hauts sommets se dessinent. Ils seront très bientôt recouverts de blanc.
Je me suis assise là devant ce spectacle de massifs bleutés se chevauchant les uns les autres.
De son côté, Christian a voulu continuer encore plus loin, plus haut.
Je connaissais ce chemin vers Ventebrun à 2872 m.
Ce parcours à flanc de montagne demande beaucoup de vigilance.
Je l'ai fait une fois, me jurant de ne plus recommencer !
Assise un peu en équilibre, derrière moi quelques étagnes (femelles des bouquetins).
Beaucoup plus curieuses et interrogatives de ma présence que les mâles.
Devant moi ce paysage magique.
En contrebas un mâle couché prenant le soleil.
Dans de pareils instants, on oublie tout, enveloppé d'un grand bien-être.
mi-Octobre 2025
"Celui qui s'émerveille a des étoiles dans les yeux. De vraies étoiles qui ne sont pas le reflet de celles du ciel, mais la manifestation de celles qu'il porte dans son coeur"
(Jacques Salomé)
NB: Comme vous avez pu vous en rendre compte je prends le temps de répondre à vos commentaires. C'est d'ailleurs avec grand plaisir car vos passages sur mon blog sont gratifiants. Partager est pour moi essentiel.
Toutefois, et vous pouvez le comprendre, je ne réponds plus aux commentaires des précédents articles (sauf bien sûr exception). Egalement aux commentaires style : "Belles photos. Gros bisous". Je ne parle pas aussi des commentaires écrits à la va vite avec une multitude de fautes de frappe et d'orthographe.
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