Transhumance
La transhumance est une tradition ancestrale dans les Alpes de Haute Provence.
Cette coutume remonte au XIIIe siècle, lorsque les éleveurs du Piémont faisaient transhumer leurs troupeaux en France.
Aujourd'hui, beaucoup de ces transhumances sont assurées en bétaillères pour monter à l'estive (alpages d'été).
Les bêtes partent par centaines dans des camions à 3 étages spécialement aménagés pour eux.
Pour d'autres la tradition de la transhumance à pied perdure encore.
Les animaux viennent principalement de la Basse-Provence pour aller dans les Alpes de Haute Provence (le Verdon et l'Ubaye)
Chaque année à la fin Juin, un troupeau d'ânes et quelques chevaux font ce chemin.
Ces animaux viennent de Cavalaire et vont jusqu'à Peresq
Une route de 180 kms
Une équipée difficile sur les routes Varoises, puis dans les Alpes de Haute Provence.
En premier les chevaux ouvrent la route.
Puis les ânes
L'organisation est rodée.
Le chemin se fait en 10 jours.
Il faut se lever très tôt pour ne pas avoir trop de circulation.
Les animaux sont sur une seule voie pour faciliter le dépassement et le croisement des véhicules.
Encadrés par plusieurs hommes et femmes.
Le point fort de ce pastoralisme est la capacité à entretenir et débroussailler les massifs et ainsi limiter les risques d'incendies.
pratique vertueuse pour les animaux et bonne pour l'environnement.
Mais ce que nous voyons le plus ce sont ces grands troupeaux formés de brebis, béliers, ânes, chèvres.
Accompagnés par les bergers mais aussi aidés par leurs chiens de conduite.
L'infatigable Berger de Crau.
/image%2F0651177%2F20250720%2Fob_411649_le-berger-de-crau.jpg)
Le Border Collie.
/image%2F0651177%2F20250720%2Fob_4709f2_border-collie-face-by-honeycorn-d3idng.jpg)
Puis, bien-sûr les chiens de protection qui eux sont au milieu du troupeau et se devinent par une fourrure blanche.
Ils ne sont pas dressés pour être agressifs mais sont éduqués pour être dissuasifs.
(Montagne des Pyrénées, Maremme des Abruzzes, Berger de Podhale, Kuvasz). Appelés communément "Patou"
De plus en plus aussi le Berger d'Anatolie (Kangal)
/image%2F0651177%2F20250715%2Fob_5f31d7_page.jpg)
/image%2F0651177%2F20250629%2Fob_a90eed_img-2292-1-768x1024.jpg)
Ils avancent environ à 3 ou 4 km/h vers les pentes riches en herbe tendre dont ils raffolent.
C'est toujours une très belle ambiance.
Ces "convois" d'animaux partent alors que le jour n'est pas encore levé pour faire une halte de récupération dans un endroit et repartir le lendemain.
Au plus chaud de la journée, les bêtes regroupées peuvent se reposer.
Les bergers sont aidés par des accompagnants. Des clôtures sont mises pour passer le restant de la journée et la nuit.
Repos d'un bélier.
Fatigué par la longue marche, il s'endort couché sur le dos des brebis.
Les chiens veillent !
Aujourd'hui qui sont les bergères et les bergers ?
Ils sont jeunes (âge médian de 34 ans). Le plus souvent des hommes venus du monde rural.
Ils ont embrassé cette profession pour l'amour de la nature, de la montagne et des animaux.
Ils doivent connaitre le milieu montagnard, conduire et soigner les bêtes, éduquer les chiens.
C'est un métier que tous qualifient de rude tant physiquement que moralement avec une forme d'isolement.
Les cabanes d'alpages manquent de confort et les contrat saisonniers sont instables.
/image%2F0651177%2F20250629%2Fob_1351e0_elisa-blanc.gif)
/image%2F0651177%2F20241210%2Fob_67b540_zlyxd8fyr55q-myeavsj84-0zyw.jpg)