• Le Poil 1#2

    Nous arrivons au Poil.

    Ce nom vient du mot celte "Pèn" qui veut dire Montagne. En Provençal, cela veut dire également Montagne ou Pieu.

    L'immense majorité des maisons ne sont que des ruines envahies de végétation.

     

    Maison de l'écrivain Albert Cotte.

     

     

     N°2

    On prend le chemin pour aller à l'église.

     

     

    N°3

    Au XIX e siècle la commune comptait entre 300 et 350 personnes.

    Probablement plus d'une centaine au village et le reste dans une vingtaine de fermes réparties sur la commune.

     

     

    N°4

    C'était une vie rude en autosubsistance.

    Il n'y avait ni eau courante, ni électricité, pas de magasin, pas de pharmacien et pas de médecin.

     

     

    N°5

    On se ravitaillait 1 fois l'an en traversant la montagne.

    L'hiver le village était coupé de tout.

     

     

    N°6

    Les gens vivaient de la culture du blé, du seigle de l'orge, de l'avoine, des pommes de terre, des pois chiche et des lentilles.

    Ils élevaient moutons, chèvres, lapins et volailles.

    Il y avait aussi la cueillette des champignons, des baies sauvages et des plantes médicinales

    L'apiculture, la chasse et la distillation de lavande fine.

     

     

     N°7

     

     

     N°8

    Fresque murale

     

     

    N°9

     

     

     N°10

    Perdu au milieu de tout.

     

     

    "A chaque fois la république nous a fauché nos hommes comme on fauche les blés.

    C'était un travail propre ... mais nos ventres, notre terre à nous les femmes n'ont plus donné de récolte.

    A tant faucher les hommes, c'est la semence qui a manqué."

     

    Violette Ailhaud 1835 - 1915

    Née au Poil elle relate un magnifique récit de ce village oublié.

    "L'homme Semence"

     

    Le Poil 1#2

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 16 Janvier à 07:03
    Un village "a la regain" ... Dommage que la vie (même rude) s'y soit éteinte... Biz Lyne
    2
    Mercredi 16 Janvier à 08:09
    renejeanine

    bonjour chers amis, le bout du monde ce village oublié , les conditions sont tellement rudes, que tout le monde est parti, ça se comprend , tres belles images des ruines, en particulier la fresque, la citation resume tout , merci pour ce retour dans un autre siècle ! bonne journée, amities et bises de PPR

    3
    Mercredi 16 Janvier à 08:16

    C'est à la fois magnifique et terriblement triste de voir ce village en ruine et de penser à tous ceux qui y ont vécu. Je ne peux m'empêcher de penser à Giono qui a tant décrit la vie dans ces montagnes. Tes photos sont superbes et donnent envie de faire la randonnée dans tes pas...Merci. Bisous et une douce journée

    4
    Mercredi 16 Janvier à 08:33

    C'est triste tous ces vestiges d'une époque, dure et laborieuse sans aucun doute, mais saine, au milieu de ces beaux paysages.

    Bisous et bonne journée.

    5
    Mercredi 16 Janvier à 08:39

    Coucou Elisa. Tes belles photos nous montrent une belle nature et ferait presque penser que tout était parfait d'habiter dans un tel pays. Mais voilà, la réalité du terrain est bien plus dur que le décor naturel. Je vais regarder si je peux trouver ce récit que tu cites en fin de billet. Coup de cœur pour la fresque un peu effacée, un peu oubliée. Bises alpines et bon mercredi.

      • Mercredi 16 Janvier à 08:45

        Paru aux éditions "Paroles". Vie des femmes de Haute Provence après la répression du soulèvement républicain en 1851 et la déportation de tous les hommes.

    6
    Mercredi 16 Janvier à 08:41

    Bonjour,

    Cette visite est émouvante. En faisant des recherches sur ce village on imagine encore plus cette vie loin de tout.

    J'ai pu découvrir également cette histoire vraie de Violette Ailhaud (voir la citation en fin d'article)

    Un texte puissant écrit par cette femme née en 1835, trouvé par ses descendants en 1952 et édité en 2006.

    Avec le soulèvement de Napoléon III, les femmes du village privées d'hommes par cette répression font un serment. Pour perpétuer la vie elles vont partager le premier homme venu à leur rencontre. Violette 16 ans est l'une d'entre elles.

    Ces femmes qui devaient tout faire transgressent toutes les conventions pour sauver ce village.

      • Vendredi 18 Janvier à 09:08

        Ah oui! C'est une histoire peu commune mais qui donne la mesure de la ténacité des femmes. Merci de ces anecdotes et de tes informations. Bisous Elisa.

    7
    Mercredi 16 Janvier à 09:19

    MAGNIFIQUE

    Si je devais en choisir une ce serait la 7

    Je me suis régalée sur l'ensemble 

    Merci beaucoup

    Bon mercredi 

    Chez un ciel magique ce matin 

    Le soleil brille 

    Mon géant est trop beau !

     

    8
    Mercredi 16 Janvier à 09:27

    Bonjour Elisa,

    Un article très émouvant qui retrace l'histoire. Nos jeunes qui pensent que tout doit leur arriver tout cuit dans la bouche devraient parfois lire cette histoire.

    Bon je ne parle pas pour mes fils, ils sont très courageux LOL.

    Encore un article que j'ai beaucoup apprécié.

    Bonne journée

    Gros bisou

    9
    Mercredi 16 Janvier à 09:50

    Bonjour Elisa

    Je comprends que la vie dans ce village ne devait pas être facile, faut dire que vu l'environnement comment pouvaient t-ils être autrement.

    Bien dommage de l'avoir laissé à l'abandon, mais sans eau ni électricité de nos jours ce n'est pas possible.

    Je te souhaite une très bonne journée, bisous

    10
    Mercredi 16 Janvier à 10:01

    Wahou! J'adore!  Le passé qui surgit d'un seul coup, les ruines qui ont tant à nous raconter, une vie bien différente de la nôtre!

    Je ne connaissais pas Violette Ailhaud ni Albert Cotte! Je suis une vraie inculte! Va falloir que je penche sur ces personnages!

    Bonne journée

    11
    Mercredi 16 Janvier à 10:08

    Bonjour Elisa.

    Devant la rudesse des paysages,  il est difficile d'imaginer que des hommes aient pu vivre ici aussi longtemps. Pourtant je pense qu'ils ne devaient pas être malheureux dans leur solitude. Un  magnifique reportage. Merci.

     Je t'embrasse.

    12
    Noiro
    Mercredi 16 Janvier à 10:29

    Une belle rando animée mais émouvante aussi!

    Bisous TVB

    13
    Mercredi 16 Janvier à 10:49
    Framboise à Pornic

    c'est très poignant, on ne peut pas rester de marbre devant ces ruines qui ont abrité tant d'âmes et vécu tant de choses heureuses ou malheureuses.  

    Il y a même une fenêtre qui est restée intacte comme pour empêcher à tous les souvenirs de partir ailleurs.

    la vie devait être bien rude en effet et tout le monde devait s'entraider dans les moments difficiles.

    Il devait exister un cimetière également non ? 

    Merci pour ce beau moment de partage

    14
    Mercredi 16 Janvier à 11:02

    bonjour Elisa , oui c'est triste de voir ces ruines  ! mais je comprend les gens car la vie était si dure dans ce village !! 

    merci  pour ces photos et  ce partage  gros bisous  A+  belle journée

    15
    vagamonde-bis
    Mercredi 16 Janvier à 11:16

    Emouvant... Dommage qu'il n'y ait que des ruines...

    16
    Mercredi 16 Janvier à 12:33

    bonjour Elisa, 

    une belle découverte qui nous ramène en arrière. 

    Bon après-midi, gros bisous

    Nadine

    17
    Mercredi 16 Janvier à 12:57

    Ces villages abandonnés m'attristent… Ils révèlent le temps qui passe et l'oubli !

    18
    Christiane C
    Mercredi 16 Janvier à 14:32

    Bonjour Elisa ,très beaux documentaires ,et une belle balade il est bien de remonter le temps et ceci nous fait réfléchir ...

    Belle journée ,Bises 

    19
    Mercredi 16 Janvier à 15:24

    I like these images of the rustic architecture. The color of the mural captured my eye. Beautiful landscapes. Friendship

    20
    Mercredi 16 Janvier à 15:46

    Bonjour,

    C'est impressionnant cette description de la manière dont on vivait dans ce village , émouvant aussi !

    Merci pour ce dépaysement .

    Bises .

    21
    Mercredi 16 Janvier à 16:38

    J'aime beaucoup les villages en ruines, et les histoires qui s'y rattachent...

    Il y en a quelques uns en PO

    C'est très beau...

    Pour la petite chienne Junie, encore une dizaine de jours avec nous, avant de retrouver sa maîtresse et les rues de Lyon.frown

    Mais l'heure n'est pas encore venue pour nous d'avoir un toutou en permanence....

    Mais un jour viendra....yes

    *Bises depuis le Bugey...ensoleillé mais frisquet.

    22
    Mercredi 16 Janvier à 17:35

    Une vie de dure labeur pour toutes ces femmes et ces hommes. Grande émotion aussi en  lisant un passage de ce livre. Mais que c'est beau partout. Gros bisous et douce fin d'après-midi

    23
    Mercredi 16 Janvier à 17:58

    un peu triste de voir ce village en ruines Élisa..

    certainement, quand on pense  à ceux qui  y ont vécu

    une publication très intéressante

    bonne soirée

    24
    Mercredi 16 Janvier à 17:59
    Septsup

    superbe page d histoire… j adore tu t en doutes c est tout ce que j aime… mais en même temps on ne peut blâmer les gens d avoir préféré une vie plus facile c est sûr… gros bisous

    25
    Mercredi 16 Janvier à 19:08

    BONJOUR

    Je me suis réinscrite ! je ne recevais plus rien de toi

    je faisait comme sœur Anne j'attendais bêtement

    tes clichés sur se village perdu c'est très beau même si la vie était   dur pour ses gens la

    je suis sur qu'ils étaient heureux

    passe une bonne soirée bises

    26
    Mercredi 16 Janvier à 21:14

    Très émouvant ce petit village  qui me fait un peu penser à celui de Mérindol dans le Luberon. Merci pour cette belle balade hors du temps, entre ruines et flore. Belle soirée. Bisous.

      • Jeudi 17 Janvier à 07:09

        Bonjour Martine,

        je viens de regarder Mérindol dans le Luberon. Certes c'est un vieux village mais en aucun cas on peut le comparer avec le Poil. Mérindol n'est pas situé dans un "no men's land" il y a du monde tout autour. Son altitude est à 168 m alors que le Poil est à 1200 m. Pour arriver à Mérindol tu as des routes, là c'est un chemin de montagne. Enfin, tout autour iln'y a strictement rien alors qu'aux alentours de Mérindol la population est très dense.

        D'ailleurs on ne peut pas comparer le Vaucluse avec la Haute Provence. L'un est un département petit et très peuplé. l'autre est grand et désertifié. La Hte Provence est le seul département de PACA qui se dépeuple.

    27
    Jeudi 17 Janvier à 01:24
    Robert

    Ouf! Ça ne devait pas être facile dans ce temps-là, merci pour la visite

    28
    Jeudi 17 Janvier à 07:01

    Bonjour Elisa

    Il y a beaucoup de ruines dans cet ancien village mais que c'est beau.
    La citation permet de faire un retour dans le passé et de voir ce qui s'était passé le 2 décembre 1851 et de comprendre l'histoire de ces femmes .
    Bises

      • Jeudi 17 Janvier à 07:12

        Bonjour Marithé,

        En Haute Provence des villages abandonnés il y en a multitude mais celui-ci a toute une histoire. Lorsque l'on s'y plonge,l'émotion est là ! C'est une page d'histoire à ciel ouvert.

    29
    Jeudi 17 Janvier à 08:22

    Bonjour Elisa, 

    Merci de nous faire partager cette émouvante randonnée!

    Tant la précédente avec la rencontre du berger et de ses moutons qui animent la moyenne montagne en hiver que l'arrivée à ce village déserté qui a laissé d'infimes traces .

    Cette vie rude devrait nous nous faire apprécier le chemin parcouru depuis .C'est surtout dans la vie des femmes que l'amélioration a été la plus spectaculaire. 

    De temps en temps en se promenant entre 1000 et 1500 m dans cette montagne baigné de soleil nous tombons sur quelques pierres, des pans de mur, un bout chemin , traces d'anciennes activités et de vies qui se sont déroulées si loin de tout.Cela donne toujours à réfléchir et à relativiser sur nos "soi-disant" besoins.

    Merci encore chère voisine, de nous offrir à la fois de si belles photos de vos sorties et de si bien faire vivre cette Provence réelle d'hier et d'aujourd'hui.

    Belle fin de semaine à vous, je crois que ce sera  sous la grisaille, hélas! 

    30
    Jeudi 17 Janvier à 08:31

    Comme les bateaux qui meurent doucement dans les cimetières au creux des rivières les maisons en témoignage de vie sont toujours présentent pour raconter. Merci de ce beau partage Elisa

    Bonne journée à vous

    31
    Jeudi 17 Janvier à 09:51
    nays1

    hello Elisa

    ah j'adore ça les batiments abandonnés où la végétation a repris le dessus   beau je trouve  et mieux têt que ce soit déserté parce que dire qu'on habite a Poil  ça la fout un peu bizarre ☺☺

    douce journée  bisous la tribu ☺♥♥

    32
    Jeudi 17 Janvier à 10:33

    Je suis allée chercher où se trouvait exactement Le Poil et avec ton reportage j'ai une vision bien renseignée de la vie qui coulait là, dans le travail, la nature , et la communauté.

    33
    Jeudi 17 Janvier à 11:04

    Bonjour Élisa

    La vie dans nos montagnes, loin de tout et ce hameau du Poil est encore plus loin. La vie ne devait pas être facile ...

    Bises savoyardes

    34
    Jeudi 17 Janvier à 11:30
    Faustine2

    Bonjour ,un village souvenir avec   ces vieilles pierres ,ce devait être  rude l'hiver ,les gens avaient  ce qu'il fallait pour vivre 

    et se soigner car coupés de tout..et ils devaient être solidaires  les uns ,les autres ,pas comme aujourd'hui ...douce journée.

    35
    Jeudi 17 Janvier à 12:11

    coucou c'est vraiment superbe ;   c'est une autre  civilisation  que la mienne , sur les côtes de la Manche

     bisous 

    36
    Jeudi 17 Janvier à 13:26

    Bonjour Elisa je vient te souhaitez une belle et heureuse année , tout mes voeux de bonheur cool , wow superbe ce village j'adore , merci à toi pour l'histoire cool , passes une belle journée , amitié d'Auvergne 

    37
    Jeudi 17 Janvier à 18:11
    JP65

    Merci pour cette belle trouvaille, en plus ce genre de village et les histoires vécues (enfin je m'imagine) sont émouvantes. Je tente d'imaginer la Vie en ces temps anciens et j'en suis sur très dur.

    Et merci une nouvelle fois Élisa pour la découverte de ces trésors, à très bientôt.

    38
    Vendredi 18 Janvier à 06:30

    On sent bien la rudesse de ce lieu dans vos photos. La vie en pleine nature n'était pas facile, vraiment. Je ne connais pas l'écrivain Albert Cotte dont vous montrez la photo.

    Bon week end.

    39
    françoise
    Vendredi 18 Janvier à 18:06

    que c'est beau

    40
    Samedi 19 Janvier à 13:32

    Elisa bonjour,

    J'aime beaucoup tes photos 7 et 8.

    Cela doit être très émouvant de se promener dans ce village sans âme.

    Merci de nous avoir fait connaître Violette Ailhaud

    41
    Mercredi 30 Janvier à 09:53

    On imagine mal des conditions de vie aussi rudes, on comprend pourquoi ce village a été abandonné.

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