• Pastoralisme

     

    Le métier de Berger est difficile. Il faut être autonome et aimer la solitude.
    Avoir un grand sens de l'observation, aimer vivre dans un milieu montagnard et être endurant.

     

     

    2

      Il faut connaitre ses moutons, les surveiller et les soigner.

    Il faut veiller aux attaques de chiens errants et aux loups.

     

     

    3

    Connaître les diverses variétés fourragères de façon à assurer à son troupeau une bonne alimentation, tout en modelant le paysage en laissant aux différentes espèces le temps de se reconstitue.

    Il faut savoir éduquer ses chiens.

     

     

    4

     En Haute Provence, tant que la température le permet les moutons sortent chaque jour aux plus belles heures de la journée.

    Les troupeaux ne restent jamais seuls. Outre les chiens de protection, le berger est là. Le loup est bien présent.

     

     

     

     5

    De plus en plus comme chien de travail l'on rencontre ici le Berger de Crau.

    Avec le Border Collie ou le Berger Australien ils se complètent et font un excellent travail.

     

     

    6

     Toutes ces photos ont été prises rapidement  (les Bergers sont des taiseux et n'aiment pas être photographiés)

     

     Fin d'année 2016

    Photos prises vers le Thoard (Alpes de haute Provence)

     

    Berger

    "Il s'agit bien d'un métier, et qui n'est pas à la portée de tout le monde. Il ne viendrait à l'idée de personne de s'improviser cordonnier, serrurier, tailleur, maçon etc ... mais , on trouve naturel de 's'improviser berger.

    On se dit: "Berger, c'est facile de mener les moutons c'est à la portée de tout le monde.

    Au lieu de continuer à aller à ma banque, à ma compagnie d'assurance, à mon bureau de fonctionnaire tous les jours à 9H00 pour y rester assis jusqu'à 18H00, je vais aller garder les moutons dans les collines de Provence ... parmi le thym et la sarriette. ....

    Mais les moutons ne mangent pas de ce thym là.

    Rien, n'est facile (Jean Giono 1962)

     

     

    "Il y a un compagnon avec lequel on est tout le temps, c'est soi-même : Il faut s'arranger pour que ce compagnon soit aimable."

    (Jean Giono)

    1895  -  1970

     

    Pastoralisme

     

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 13 Février à 11:04

    Ton article est très beau.

    Chez moi, c'est différent : les troupeaux montent à 10 km des villages (ou plus) et restent seuls. Les bergers viennent les voir une fois par semaine. Leur hantise c'est l'ours. Il y a des dégâts, certes, mais ce n'est pas énorme quoi qu'ils en disent. Dans les pâturages, il n'y a que de l'herbe, pas d'arbres, et les bêtes se baladent où elles veulent.

    C'est vrai ici aussi : sans les troupeaux la forêt gagnerait et il y aurait beaucoup moins de variété floristique.

    Bonne semaine

    Bises des Pyrénées

    2
    Lundi 13 Février à 11:13

    Merci Fourmi des Pyrénées,

    J'ai mis beaucoup de temps pour faire cet article. Déjà, pas facile de faire des photos avec des Bergers pas coopératifs (disons un peu ours) Je ne parle pas de leurs chiens.

    Je suis moi aussi avec mes chiens lorsque ces photos sont prises.

    Mais, il y a un mais "je vibre" lorsque je vois ces scènes Pastorales. Je suis tellement émue de voir cette beauté dans ce monde d'aujourd'hui. J'ai l'impression d'être au siècle dernier.

    Ces photos sont prises avec ma sensibilité.  Lorsque je reviens de ces promenades photographiques ... Je ne marche pas .... je vole !

    3
    Lundi 13 Février à 11:16
    nays&

    hello Elisa

    et ça j'admire des bergers pareils...il y aurait bien moins d'attaques..hélàs tous ne pratiquent pas de cette manière et qui en subissent les terribles conséquences absurdes les loups hélàs...

    superbes Elisa

    grosses bises a toute la tribu ♥♥

    4
    Lundi 13 Février à 11:35

    bonjour Elisa , j'aime vos photos ( la taille dans les articles ) et avec les montons et ce berger !!  on est dans les montagnes comme j'aime  !

    pas trop haute avec la nature  et les chiens et +++ bisous belle journée a+

    5
    Lundi 13 Février à 11:56

    Quelles belles scènes de pastoralisme. J'aime la 3 et la 5. C'est magnifique, les troupeaux de moutons dans cette nature si préservée.

    Le "métier" de berger fait partie de ces "métiers" ( on ne peut pas parler de métier dans ce cas, je pense )  de passion, où le contact avec la nature et les animaux est primordial. Ainsi, le contact avec l'homme devient superflu, d'où leur côté "ours" comme tu dis, mais il faut bien se garder de les juger. Et puis pour le clin d'œil, il est bon de transformer en ours au cas où on en rencontre un autre dans les montagnes ^^

    Bises.

    6
    Lundi 13 Février à 11:59

    Bonjour Elisa. Tout ce que tu dis je l'ai vérifié en suivant plusieurs transhumances à l'époque où je grimpais encore. J'ai même connu en Oisans une bergère, une fille qui devait avoir entre 25 et 30 ans maximum, c'était une amie d'un ami et elle elle n'était pas taiseuse mais vivait seule durant plusieurs mois dans un cabane d'alpage. Il faut être solide quand on est un homme pour faire cela mais pour une femme ce soit être très très dur. Je n'aurais pas testé.  Je connais aussi le berger qu'on croise sur le plateau d'Emparis qui lui papote volontiers si on veut discuter mais c'est vrai que dans l'ensemble ils sont plutôt un peu ours. Merci pour cette jolie série étayée d'explications importantes et bien réelles sur ce métier. Je t'embrasse, caresses aux belles

    7
    Lundi 13 Février à 12:37

    Oh que j'aime Élisa, quel beau reportage, j'adore les moutons, ici quelques fermes en ont mais c'est rare... Bise, bon lundi tout en douceur!

    8
    Lundi 13 Février à 12:41
    Didier 85

    Un beau reportage dans un environnement sublime !
    Merci et bisous Elisa

    9
    Lundi 13 Février à 12:52

    Bonjour Elisa

    La 3ème est vraiment SUPERBE j'aime beaucoup

    Les moutons nettoient les montagnes sinon ça serait envahi, moi je pensais qu'il n'y avait pas de berger car beaucoup se plaignent justement des loups qui font des dégâts, mais c'est vrai que c'est un métier à part entière il faut connaître certaines choses aussi bien sur le mouton que sur la nature

    Je te souhaite une bonne journée, bisous

      • Lundi 13 Février à 14:26

        Bonjour Noisette,

        Les moutons "ne nettoient" pas les montagnes.

        Auparavant ils allaient comme ils voulaient suivant l'humeur des bergers. Maintenant tout est très réglementé car justement ils sont les coupables de la déforestation. Là, où sont les moutons et les chèvres il ne reste plus rien. A présent c'est la préfecture du département qui donne les dates pour que les camions d'ovins arrivent pour les estives. Ils vont sur telle ou telle parcelle .... et tout est très strict.

        La Haute Provence a un moment était dévastée. La végétation était quasi nulle. Un grand programme de reboisement a été fait avec des Pins d'Autriche (croissance rapide) ..... mais le grand "hic" est à présent les chenilles processionnaires. Ces "bestioles très nocives" adorent le Pin d'Autriche et prolifèrent. Donc, maintenant les Pins d'Autriche sont coupés.

        Tout ça, pour dire qu'avoir des moutons n'est pas chose aisée.

    10
    Lundi 13 Février à 13:13

    Bel hommage à ce métier que celui de berger. Avec de magnifiques photos de ces derniers, des chiens et des troupeaux. Bonne journée smile

    11
    Lundi 13 Février à 13:49

    Magnifiques clichés. Il faut être passionné de nature et d'animaux.

    12
    Lundi 13 Février à 14:25

    Tes photos sont très belles et en effet pas faciles à prendre. Ce sont des gens rustiques et qui n'aiment pas qu'on les dérange.

    13
    Lundi 13 Février à 14:25

    Bonjour Elisa

    Les gens qui font ce métier sont à encourager, mais en même temps, ce sont des gens passionnés de nature et de vie en plein air. Leurs chiens ne sont pas en reste car ils abattent un travail énorme et ils doivent être vigilants toute la journée. 

    Tu les connais certainement bien, toi qui vit en montagne et les croise souvent; tu en as fait de superbes photos que je prends plaisir à regarder.

    Bise et bonne journée

    14
    Lundi 13 Février à 14:39

    Bonjour Elisa, Un très grand merci pour ces images d'une beauté rare...

    Passe une très belle soirée

    15
    Lundi 13 Février à 16:04
    Framboise à Pornic

    il n'y en qu'en montagne que l'on peut voir un tel spectacle demeuré intact depuis la nuit des temps !

    ça parait même surréaliste !

    un métier dur que je ne conseillerais à personne

    Merci pour ces merveilleuses photos débordantes d'amour et de bienveillance

    bonne fin de journée

    16
    Noiro-Françoise
    Lundi 13 Février à 16:13

    Un bon reportage accompagné de bien belles photos. Je ne savais pas que certains laissaient leurs troupeaux sans surveillance pendant toute une semaine, pas étonnant donc s'ils subissent autant d'attaques de toutes sortes!

      • Lundi 13 Février à 17:01

        Bonjour "Madame TVB"

        En Haute Provence les moutons ne sont jamais seuls. Il y a toujours au moins 1 berger qui veille. Trop d'attaques de loup.

        En Septembre 2015, on en avait vu aux portes de Digne les Bains.

    17
    Twiggy 62
    Lundi 13 Février à 16:14

    Bonjour Elisa

    Félicitations pour ce très bel article et ces magnifiques photos mettant à l'honneur le travail du berger et sa façon de vivre avec ses animaux. Il n'y a pas très longtemps j'ai vu un reportage TV sur l'éducation des chiens de berger. Le berger travaillait avec 4 chiens à qui il donnait ses ordres dans des langues ou du vocabulaire différents. Chaque chien réagissant aux mots qui lui étaient destinés. J'étais fascinée par ce mode opératoire me demandant comment lui-même arrivait à s'y retrouver. Ceci confirme bien qu'on ne s'improvise pas berger du jour au lendemain.

    Je remarque que moutons et chèvres font souvent partie d'un même troupeau. Y a-t-il une raison particulière à cela ou est-ce simplement par commodité ?

    Dans ma région le pastoralisme n'existe pas d'ailleurs, il y a de moins en moins de vaches. Les pâtures sont maintenant occupées par des chevaux d'élevage. Aussi, lorsque je vais à la montagne, C'est un plaisir pour moi d'observer les animaux que je peux rencontrer. 

    Bisous.

      • Lundi 13 Février à 16:57

        Bonjour Jocelyne,

        Merci pour tes compliments.

        Moi aussi je suis fascinée  par ces chiens de travail. Ils sont d'une intelligence et d'un dévouement incroyable. Je connais depuis peu le Berger de Crau, la race allait disparaître et fort heureusement elle est remise à l'honneur depuis peu. Contrairement au Border Collie ou au Berger Australien qui fait les choses toujours sous les directives du berger. Le Berger de Crau, travaille seul pas besoin de lui donner des ordres ... il connait son boulot !

        Tu demandes la raison de la mixité du troupeau. Généralement c'est souvent 80% de brebis et 20% de chèvres. C'est une vieille tradition .... les chèvres de races Chamoisées ou Roves sont de bonnes laitières. Avant lorsque le berger n'était pas ravitaillé, et partait de longs mois les chèvres donnaient leur lait. Ils faisaient  du fromage. Enfin, ce lait était donné à l'agneau qui perdait sa mère ou qui était trop faible. Le lait de chèvre étant le meilleur lait qui soit.

        Je trouve pour moi qu'un troupeau mixte donne une bonne dynamique. Les brebis souvent sont craintives et les chèvres un peu délurées.

    18
    cordée
    Lundi 13 Février à 16:31

    Une vie rude, à la merci de beaucoup de facteurs : météo, prédateurs, maladie des bêtes...

    Mais une vie ô combien riche de nature, de beauté, de contact avec les animaux.

    Lors de mes sorties, je vais souvent parler avec les bergers...

    C'est vrai, leur contact n'est pas toujours évident, ce sont des * loups solitaires*.....

    Mais ils ont tant de choses à raconter....

    Des échanges très riches.

    Merci pour ces très jolies photos.

    Bises du soir.

     

    19
    Lundi 13 Février à 17:36

     Tes photos résument bien l'idée que je me faisais du berger gardant ses moutons dans le pays de Giono . J'adore ces photos pastorales .

    Mais que cela doit être difficile de rester de longs mois sans voir personne à part les moutons , quoique aujourd'hui avec les touristes qui passent même au loin il voit du monde . Un métier qui s'apprend et pas à la portée de n'importe qui .

    En  juillet 1980 nous passions des vacances à Saint-Jean de Maurienne et un après -midi nous étions montés à un col je ne sais plus lequel et nous avons vu un troupeau de moutons qui traversait la route avec son berger et le chien , il y avait des Parisiens qui n'ont pas tenu compte de ce que disait le berger à savoir de ne pas s'approcher , mais ils n'en ont pas tenu compte et ont continué à avancer avec leur voiture .
    Le Berger a donné des ordres à son chien et la voiture des Parisiens s'est retrouvée cernée de toutes  parts par les moutons  , le Berger était furieux .
    Je me souviens comme si c'était hier  et Alain et moi nous n'aurions pas aimé être à la place des Parisiens dans leur voiture  , ils ont dû avoir une belle peur .

    Soit dit en passant il n'était vraiment pas aimable ce berger , un rustre .

    20
    Lundi 13 Février à 18:25
    Septsup

    je me souviens d avoir bien discuté avec un berger mais c est vrai que nous n avions pas d appareil photo ça compte... et puis c était sur les plateaux du Vercors.. bizzz

    21
    Lundi 13 Février à 18:46

    Bonsoir Élisa

    De bien belles photos qui me font vibrer. À les regarder, elles me font repenser à celles (en noir et blanc) de Marcel Imsand intitulées « Luigi le berger » que j'ai admirées à plusieurs reprises à l'occasion d'expositions à la Fondation Gianadda à Martigny (j'ai écrit un billet mis en ligne sur mon site fin décembre dernier).

    Bises savoyardes

      • Lundi 13 Février à 19:19

        Bonsoir Xtian,

        C'est vrai que les photos de Marcel Imsand sont très belles. elles ont une grande profondeur d'âme.

        Si les miennes étaient en N/B cela donnerait certainement un autre feeling. Il me faudrait essayer .... Mais j'aime tellement cette belle luminosité de Haute Provence !

    22
    Lundi 13 Février à 18:55

    Bonsoir  

    Belle série de photos sur cette vie pastorale ! pas un métier facile que celui de berger toujours quelque chose a faire. En Haute Provence il ne faut pas laisser le troupeau sans surveillance le loup rôde contrairement à certains qui pensent que ce sont plutôt des chiens  errants... Il y a quelques années près de chez moi il y avait encore une troupe ( moutons et chèvres ) qui sillonnait la campagne,le berger vivait dans une caravane avec sa femme ils vendaient leurs fromages sur les marchés des environs . Bonne soirée a tous les deux  amitiés 

    23
    Lundi 13 Février à 19:07

    Superbe, Elisa!  I love sheep and there are so many beautiful photos here!  Merci beaucoup!

    24
    Lundi 13 Février à 19:58

    Cette série est de toute beauté , je suis sous le charme..cela donne envie de se replonger dans Giono !

    Bises .

    25
    Lundi 13 Février à 20:21

    Je ne connais pas cette race, le berger de Crau. Au départ, j'avais pensé qu'il s'agissait d'un bouvier des Flandres, mais le berger de Crau doit être d'un plus petit gabarit je pense. Je connais un peu les borders, j'en ai vu faire du travail de troupeau,  c'est génial, il se tapit, a l'oeil partout , il vit son boulot.... Par contre, je trouve pour mon goût que c'est un chien trop "méfiant", peu avenant, quand on le croise, quand on lui parle, il se tapit, a le regard qui fuit. La, je recule tout doucement, je ne veux pas l'embêter.

    Quant au berger australien, c'est le chien à la mode, en expo, il y en a plein. Cadix et Ha en ont un pour copain. Nous aimons bien travailler avec lui en chiens médiateurs. Autant Cadix est lente, autant Dusty est toujours à fond.

    Pour en revenir à ton reportage, c'est très beau ces photos de berger au travail avec ses chiens et ses bêtes. Ce n'est pas un boulot facile. Gros bisous. FRANCOISE

     

    PS : ta copine charentaise se fait un peu de souci. Cadix se fait opérer de plusieurs lipomes graisseux le 28 février. Deux sont petits, et n'auraient pas été enlevés s'il n'y en avait pas un 3ème présent depuis une année déjà qui a beaucoup grossi. Il est collé dans et sous le muscle et presque fixé à l'omoplate. Il va la gêner dans ses mouvements si nous ne le faisons pas extraire. Des radios ont été faites, ainsi que des ponctions, il n'y a pas de saloperies, il faut agir d'après le véto tant qu'elle est en forme et en bonne santé. Il va la garder deux jours en cage pour pas qu'elle bouge.

      • Mardi 14 Février à 07:14

        Bonjour Françoise,

        Le Berger de Crau est un chien de bonne taille taille tout de même 55/60 cms au garrot pour les mâles et 50/55 cms pour les femelles. Chiens très rustiques et ayant beaucoup de réflexion.

        Tu as raison les Australiens sont à la mode. Quant-aux Borders, c'était un chien qui vivait auparavant rien que pour les troupeaux et qui est devenu aussi avec ce problème de mode un chien de compagnie.

        Pour ma part bien que je sois subjuguée lorsque je le vois au travail le Border est trop "speed" pour mon caractère. Il court après tout ce qui roule. Le nombre de fois qu'un border est allé pratiquement se mettre sous les roues de notre voiture !  A moins d'avoir des maîtres ultra-sportifs je ne sais pas si ce chien peut connaître un certain épanouissement au sein d'une famille ? Mais bon, c'est mon point de vue .... et certainement pas celui de tous.

        Pour Cadix, ne sois pas si soucieuse. Le vétérinaire a fait des analyses et a vu que ce n'était pas méchant. L'anesthésie est légère et bien contrôlée maintenant. Ces lipomes graisseux sont fréquents à un certain âge. Il est préférable de les enlever afin qu'ils ne grossissent pas trop.

        On se tient au courant. Je t'embrasse

      • Samedi 18 Février à 10:29

        Bon jour Elisa,
        Bel article sur le pastoralisme et de chouettes photos de troupeaux dans un superbe environnement.
        Je me permets de répondre à ton commentaire ci-dessus concernant certains chiens.
        Tu n'es pas sans savoir que j'ai un Berger Australien qui a aujourd'hui six ans et Loo est mon second Border Collie  (15 mois à présent), le premier ayant vécu 14 ans.
        Mon premier chien de berger était un Berger des Pyrénées, et je dirais que la description que tu fais leur correspond beaucoup mieux. D'ailleurs si ces chiens ne sont pas au travail du troupeau, la plupart développent soit des névroses, soit des problèmes d'épiderme, voir de l'agressivité.
        Il n'est pas juste de dire que les Borders courent après tout ce qui roulent. C'est faux. Il y en a qui le font, et d'autres non, mais comme n'importe quel chien, tout dépend s'ils ont été éduqués ou pas, et il faut commencer dès deux mois. Ils sont extrêmement intelligents et apprennent très vite à condition d'avoir une éducation cohérente et calme sans jamais lever la voix, sinon, cela vire à la cata. En revanche, il faut savoir que les Borders sont, et surtout la première année, très craintifs. Il faut donc les sociabiliser très rapidement.
        L'Australien lui est très sociable et correspond même très bien à une famille ayant de jeunes enfants.
        Nous ne sommes pas de grands sportifs, dans le sens propre du terme, et je peux te dire que je peux partir en affût avec mon Border sans qu'il ne me pose le moindre problème, et sans attache. Un affût ne dure pas cinq minutes. Il reste près de moi, couché contre mon dos (ce que je ne peux faire avec l'Australien en bord de rivière, car l'appel de l'eau est trop forte dès que je tourne le regard de lui).  
        Mes chiens éduqués et habitués à être en extérieur n'aboient ni ne courent après les gens, vélos, chevaux, faune sauvage, oiseaux... bref après aucun autre animal. Je ne rencontre aucun problème qui que je puisse croiser.
        Les Borders (plus que les Australiens plus lourds dans leur morphologie) sont certes des chiens vifs, agiles, souples, rapides, capables de changer de direction en une fraction de seconde...  mais pas speeds dans le sens de hyperactifs. Il est clair que mon Border adore se défouler avec son frère d'adoption. En revanche,  le Jack Russel terrier, lui est un chien hyperactif, et là en effet, beaucoup trop speed à mon goût.
        Tu dis également que ces chiens sont devenus des phénomènes de mode. Les phénomènes de mode sont aussi suivis de gros phénomènes d'abandons quand on fait une adoption sans connaître le tempérament de l'animal (et c'est pareil avec les "marques" de chevaux), ce qui a été le cas pour les Patous, les Husky, certains chiens de chasse également, très difficiles à "replacer"... mais pas pour pour ces deux "marques" de chiens qui vivent très bien dans une ambiance familiale. Ces chiens ont besoin de leur maître avant tout et sont très proches d'eux. C'est cela qui leur est primordial. Alors il ne faut pas avoir une de ces deux marques si on n'est pas très présents car là ils seront malheureux. Mais c'est le cas pour beaucoup d'autres chiens également. En tout état de cause, si je dois les laisser, ils seront sages, il attendent simplement notre retour.
        J'ai eu mon premier Border il y a 22 ans, il n'y en avait encore alors quasiment pas en France. A l'époque, ils étaient surtout répandus en Irlande. A présent, comme l'Australien, c'est vrai qu'on en voit beaucoup plus, mais c'est aussi parce que justement ce sont des chiens très agréables à vivre.
        De ton point de vue toujours tu estimes que ces chiens ne sont pas des chiens de compagnie, mais alors que dire des Podhales ? Et il me semble que tu en as deux.
        Avoir un chien, c'est faire en sorte de lui donner la meilleure vie possible, sans égoïsme personnel mais aussi sans se faire dévorer, et dans cette mesure, je trouve qu'il est réducteur de dire que telle marque "est" ou "n'est pas" à partir du moment ou ils ont a la base un tempérament sociable et ne sont pas issus de croisements douteux pour en faire des chiens agressifs par exemple.
        Si on ne peut offrir à un chien une vie de chien telle qu'elle doit être, qu'on doit le laisser enfermé et seul toute la journée, alors quelque soit la marque, mieux vaut ne pas en avoir, car personne ne sera heureux dans de telles conditions, pas plus l'humain que l'animal lui-même.
        Je ne parle pas de ce que je ne connais pas, mais sur ce sujet, je crois savoir de quoi je parle et ni l'Australien ni le Border ne sont de tempérament difficiles ou hyperactifs.
        Je te souhaite une bonne journée.



      • Samedi 18 Février à 13:52

        Bonjour Pascale,

        Ton commentaire est le Bienvenu.

        Propriétaire d'un Berger Australien et d'un jeune Border Collie,  tu sais  le caractère et les aptitudes de ces races. Tu peux donc en parler avec ton vécu.

        Merci pour ton témoignage personnel.

         

         

    26
    Lundi 13 Février à 21:28

    Très belle photos pour illustrer un métier très difficile et souvent idéalisé, il faut être solide physiquement et psychologiquement. 

    27
    Lundi 13 Février à 23:18

    Coucou Elisa,

    Un superbe article, rondement mené sur ce métier difficile.

    Merci pour le partage.

    Bises.

    28
    Mardi 14 Février à 07:11

    Elisa tu mérites une médaille ! Ne rougis pas je le pense vraiment car tu nous sors des articles incroyables et alors celui-là est d'une beauté intérieure doublée de photos d'un naturel époustouflant !

    Je t'ai relue 2 fois tant je m'imprégnais de tes mots.

    J'aime la nature, j'aime les animaux et j'aime la solitude, donc comment ne pas aimer ton article.

    Et alors la citation de fin, un régal !

    Si tu veux bien je vais m'en servir sur mon FB (j'attends ton autorisation sinon pas grave)

    Gros bisou

     

      • Mardi 14 Février à 07:17

        Bonjour Sonia

        Merci pour tes compliments .... C'est la passion qui me tient .... Mais bon, tu es peut-être un peu trop généreuse dans tes adjectifs !

        Pas de problème, lorsque l'on me demande je dis pratiquement toujours oui, car j'aime le partage.

    29
    Mardi 14 Février à 07:37

    Merci Elisa, mais je t'assure qu'il n'y a rien de généreux à reconnaître tes profondes qualités qui transparaissent tellement à travers tes articles !

    J'ai fait un montage avec cette citation de Giono sur mon fb. MERCI

    Il faut que je prenne le temps de discuter avec toi de la famille mais en privé.

    Re bisou

    30
    Mardi 14 Février à 07:51

    superbe reportage chere Élisa,  des moutons dans la montagne, des bergers ours, et de merveilleux chiens, un ensemble qui fait rêver, mais Giono a raison, on ne s'improvise pas berger,  c'est bien que ce soit réglementé, car les moutons sont terriblement  voraces avec la nature, un beau métier sans doute, mais pas à la portée de tout le monde, être seul toute la journée c'est normal qu'on devienne un peu ours ! avoir aussi de bons chiens,  indispensable  ! je ne connaissais pas le Berger de Crau ! tres belles photos, pas faciles d'approcher les ours !! bonne et heureuse journée, amities à vous deux grosses bises de PPRené

    31
    Mardi 14 Février à 08:07

    tu nous révèles la beauté d'un monde à part

      • Mardi 14 Février à 08:24

        Bonjour,

        Oui un monde à part comme les politiques/nos dirigeants en général. Les moutons c'est le peuple/nous et ils profitent à l'excès de la pelote de laine !!!!!!!  Ils tondent la bête avec outrance,à tour de rôle, trop souvent. ca manque de bons chiens qui passent à l'action avec bon sens et force!!!!!!!!! Chris G.

    32
    Mardi 14 Février à 08:18

    Bonjour Elisa - quel joli post - tes phots sont fabuleuses,  avec cette belle luminosité. On se croirait à des dizaines d'années en arrière et le texte de Giono est fort réaliste !.

     

    Merci pour ce beau partage et bonne semaine - Je pense bien à toi - gros bisous

    33
    Mardi 14 Février à 09:34

    Bonjour!

    Mince, je voulais te parler de Luigi, le berger de Marcel Imsand mais quelqu'un l'a fait déjà avant moi. J'étais admirative de son travail et j'ai acheté son livre pour regarder de temps en temps ces très belles photos en noir et blanc. Elles célèbrent la lenteur, le travail, l'amour de l'homme pour ses bêtes et sa relation particulière avec son chien.

     

    Chez toi, les photos sont en couleur et sont tout aussi belles et poétiques. Vrai de vrai, j'ai déjà regardé ton billet hier soir avant de m'endormir et je reviens ce matin avec un plaisir non dissimulé pour contempler à nouveau ce berger et son troupeau. L'environnement dans lequel ils évoluent est magnifique et tu célèbres très bien, par ton oeil de photographe, cette merveille de la nature.

    Jean Giono avait raison, rien n'est facile dans ce métier mais tout est tellement beau et simple. Merci pour ce très très beau partage!

    Amitiés

    34
    Mardi 14 Février à 13:48
    Pastellle

    J'ai une tendresse toute particulière pour les bergers, j'en connais quelques uns, j'en ai même connu une, alors j'apprécie tout particulièrement cette note et ces photos. Surtout 1, 2, 4. ♥

    35
    Robert
    Mardi 14 Février à 14:26
    Robert

    Bonjour Elisa comme tu sais ici on n'a pas ce phénomène des bergers, les deux que j'ai photographié c'était en Toscane. Ton reportage est très intéressant et me rappelle (je ne sais pas si tu t'en souviens) un jeune homme riche  qui travaillait en marketing ici au Québec et qui un jour a décidé de devenir berger, il en a écrit un livre que j'ai lu à moitié; ton billet me donne le goût de le ressortir...30 cm de neige hier et 10-25 pour demain....Brrr!

      • Vendredi 17 Février à 16:29

        Bonjour Robert,

        J'étais certainement déjà partie, je ne m'en souviens pas.
        Peux-tu me donner le nom du livre SVP. Merci par avance

      • Samedi 18 Février à 13:54

        Les références du livre sont : "D'où viens tu berger"

        de Mathyas Lefebure  -  Edition Lemeac 2006

    36
    Mardi 14 Février à 14:33

    J'aime beaucoup votre article, d'autant que vous citez Giono, un écrivain qui compte beaucoup pour moi. Ce que vous dites du métier de berger est vrai : c'est très difficile, c'est pourquoi j'admire ces gens. Ils sont seuls et dans notre monde si agité, ce sont aussi de grands sages.

    Bonne journée.

    37
    Mardi 14 Février à 15:19

    Merci pour ces belles photos et cet hommage aux bergers qui font un métier très difficile.

    Je passe mes vacances l'été dans les Hautes Alpes où il y a des centaines de moutons venus de Provence, et chaque année c'est merveilleux, pour moi.

    Belle semaine.

     

    38
    zelindor
    Mardi 14 Février à 16:21

    magnifiques photos !

    39
    Mardi 14 Février à 18:06

    Coucou

    Un bel hommage pour ce métier qui n'est pas si facile que sa !!!

    Les photos sont très jolies !

    Bises

    40
    Mardi 14 Février à 19:50

    Elisa bonsoir,

    la photo n°3 reflète toute l'authenticité de ce métier.

    Il avait raison Jean Giono, le métier de berger est un vrai métier à part entière, et n'est pas berger qui le veut.

    Il faut pouvoir  et savoir faire ce métier.

    J'aime beaucoup aussi la photo n° 6.

    Merci Elisa pour ce  magnifique hommage à tous les bergers.

    Bonne soirée Elisa

     

    41
    Mercredi 15 Février à 08:06

    bonjour chers amis, merci pour cette belle page sur le pastoralisme , de remarquables photos, pas facile d'approcher un troupeau, avec des chiens, et un ours comme berger ; j'espère que vous allez bien, amities et grosses bises de PPRené

    42
    Mercredi 15 Février à 10:52

    J'admire ce métier ... et tes très belles photos

    Bon mercredi Elisa

    43
    Mercredi 15 Février à 13:07

    très joli reportage !!!

    44
    oboudemonreve
    Mercredi 15 Février à 17:33

    C'est une expérience que j'aimerais tenter un jour : bergère d'un moment.

    Je pense pas que ça me plairait de faire ça toute une vie, mais peut-être que j'y trouverais goût pour un moment!

     

    45
    Mercredi 15 Février à 20:45

    un métier exceptionnel, j'aime ta photo 3 et 5. bonne soirée

    46
    Mercredi 15 Février à 23:03
    FAUSTINE2

    Bonsoir ,un décor  baignée de lumière  , beaux tableaux ,berger ,moutons et chèvres,sans oublier les toutous..

    la montagne en fond et cet arbuste aux couleurs  chaudes   amène sa touche ,et fait ressortir le tout..

    j'ai aimé cet article...bonne nuit ,bises.

    47
    Jeudi 16 Février à 07:56

    un merveilleux article, qu'on regarde sans se lasser  amities à vous deux bises PPRené

    48
    Jeudi 16 Février à 15:52
    Philippe Bullot

    Il faut descendre en Provence pour les découvrir, ils ont quasiment disparu de nos paysages... sans l'aide du loup.

    Bonne journée Élisa.

    49
    zette73
    Vendredi 17 Février à 16:19

    BONJOUR

    J'ai du retard comme d'hab ,j'aurais regretté d'avoir raté ses photos

    se n'ai que du bonheur pour nous de les voires ,mais le métier de berger et dur ,et même très dur 

    l'été ils partent  3 mois en estive ,seul avec leurs chien ,c'est long

    un berger ma dit une fois qu'il mettait un mouton marron ou noir tout les cents se qui lui permettait un comptage plus simple en montagne !

    bonne journée bises

      • Vendredi 17 Février à 16:24

        Bonjour Zette,

        Effectivement "ce truc" de berger n'est pas une mauvaise idée.

    50
    Lundi 20 Février à 22:46

    Bonjour Elisa, 

    Tes photos sont très  parlantes et  pourraient tout aussi bien être d'une époque antérieure. Car j'ai l'impression que rien n'a changé depuis des temps ancestraux, sauf la réglementation administrative qui codifie l'estive.

    Bises.

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